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"L’Afrique doit être présente et non subir la mondialisation"

quinta-feira 5 de novembro de 2015, por Charlène Mouboulou,

Informer les populations africaines sur le changement climatique est une exigence, car les pays les moins pollueurs sont le plus affectés.

En vue de la Conférence de Partie (COP21) à Paris prévue du 30 Novembre au 11 Décembre 2015, l’Institut Panos de l’Afrique de l’Ouest (IPAO) a organisé un débat entre les journalistes et les experts du climat portant sur le changement climatique afin de mieux appréhender les enjeux de cette rencontre internationale.

Après le bilan mitigé de la COP20 de Copenhague, l’Institut Panos a décidé de réunir autour d’une table les experts du climat et les journalistes pour échanger sur la problématique du changement climatique afin de leur donner les armes nécessaires pour mieux informer le public sur les débats qui se tiendront à Paris lors de la COP21.

Pour Diane SENGHOR, directrice de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest, « l’intérêt nouveau de l’Institut Panos sur la question du changement climatique émane d’une demande générale du ‘’public’’ ». Car, l’Institut est une organisation d’appui au secteur médiatique sur les principaux enjeux. Sa vocation est la formation parce que « l’information contribue à une très grande justice sociale ».

Pour Mme SENGHOR, nous devons faire entendre les voix des citoyens ordinaires, faire entendre leurs doléances mais surtout les initiatives de la société civile. Informer les populations africaines sur le changement climatique est une exigence, car les pays les moins pollueurs sont le plus affectés. De même, « l’Afrique doit être présente et non subir la mondialisation » a-t-elle soutenu.

S’agissant des climato-sceptiques, le Professeur Amadou Thierno GAYE affirme que : « le changement climatique est une réalité car près de 98% de la production scientifique du Groupe International des Expert du Climat (GIEC) l’atteste ». En effet pour le Professeur GAYE le réfuter, «c’est la plus grosse erreur ». Mais, il conçoit qu’ils (climato-sceptiques) peuvent en douter. C’est pourquoi, le directeur du Laboratoire Physique de l’Atmosphère et de l’Océanographie de l’Ecole Supérieure Polytechnique (ESP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar leur suggère de consulter le premier rapport du GIEC où il est mentionné l’augmentation des gaz à effet de serre (GES) dû aux activités anthropiques. S’agissant des apparitions des phénomènes imprévisibles, le Pr. Amadou Thierno GAYE a rappelé la houle qui s’était abattue à Gorée le 1er Juin 2014. Où les vagues avaient emporté le mur de la mosquée de Gorée et en endommageant l’école Mariama BA. Malheureusement, le Professeur a reconnu qu’ils n’ont pas les matériels adéquats pour prévenir ce genre de phénomène et de garantir la sécurité des populations. C’est la réduction des GES doit se faire de manière soutenu et continu pendant longtemps a-t-il ajouté.
Aussi, Pr. GAYE a-t-il reconnu la carence de formation à la recherche endogène. C’est pourquoi Mame Birame DIOUF, membre du CONGAD (Consortium des Ong d’appui au développement) insiste aussi sur la nécessité de la formation car, « le sujet a tellement évolué et les concepts aussi ». Vu l’importance de la Conférence de Partie (COP21), l’Afrique a décidé d’y aller unis. C’est pourquoi le Groupe Afrique souhaite obtenir un accord juridiquement contraignant, un engagement de 195% c’est-à-dire de 195 pays qui participeront a fait savoir Aïssatou DIOUF, chargée de communication à Enda Energie. Dans le cadre des négociations climatiques, la diplomatie occupe une grande place selon Mass LO, expert international en leadership et négociations internationales « Climat ».Pour M. LO, le vrai problème de l’Afrique, c’est le leadership africain. Car, nous devons nous développer sans augmenter l’empreinte écologique et promouvoir l’équité dans le fond vert. Pour promouvoir, la formation des journalistes, l’Institut Panos s’est engagé à renouveler ces rencontres.

Charlène MOUBOULOU, Journaliste-environnementaliste